Les
années 80
TOMBER
DANS LE MAQUILLAGE

C'est durant les années
80 que les femmes ont envahi le marché du travail et devancé les hommes dans bien
des domaines. Toutefois il était nullement question de déléguer la moindre
responsabilité à la maison, c'était la decennie de la Wonder-woman, la femme dopée aux
suppléments vitaminiques. Heureusement, pour les plus brillantes, les
années 80 furent plutôt l'ère de la femme divorcée qui ne torche plus son mari.
Ainsi, les hommes les plus futés
comprirent que ces dames désiraient maintenant un mec qui pourrait les seconder dans les
travaux ménagers. Ce fut la naissance de l'homme rose, le summum de l'hypocrisie
masculine. En sommes, monsieur se résignait à faire un peu de vaisselle, s'efforçait de
se souvenir des anniversaires de ses enfants et surtout se faisait un devoir de rappeler
à toutes les femmes de son entourage qu'il est un homme rose. Ainsi, dès que le principe
semblait accepté par la majorité d'entre elles, il perdait aussitôt ses bonnes
habitudes. Il s'en retournait écouter le sport à la télé, bien vissé dans son
fauteuil, à se curer le nez durant les pauses commerciales. D'ailleurs, tant qu'il se curait le
nez, elles ne pouvaient pas dire qu'il ne participait plus au ménage.
Du point de vue de la mode, c'est l'époque du New-Wave. Les femmes portaient alors du maquillage aux teintes fluos.
Elles s'étendaient le
fard à paupières jusqu'au milieu du front. C'était la même chose pour le fard à
joues.
Et c'est sans compter les produits pour les cheveux : le fixatif qui puait, le gel qui
plastifiait le cuir chevelu et la mousse colorante qui donnait des pellicules colorées.
Le crêpage, le gaufrage, le défrisage, le frisage. Le cheveux se portait sec et cassant.
Au cinéma : Si la femme des années 80 est
résoluement indépendante, au cinéma c'est souvent le contraire. Du moins, c'est le
principe de la femme-victime. Si une actrice désirait remporter un oscar, elle devait
opter pour l'un des rôles suivant : la femme qui se fait violer, la femme qui perd ses
enfants dans un pays musulman, la femme cancéreuse, la femme qui se fait harcelée par un
maris psychopathe, la femme qui ramasse du coton en Louisiane ou la fille d'un mineur.
Voir: Judie Foster, Sally Field, Shirley Mclaine, Julia Roberts, Margaret Avery et Sissi
Spacek.
Les années 90
LA SAGE ET
L'INCONSÉQUENTE

Les années 90
furent celles des excès en tout genre. La femme qui désirait être "tendance"
avait donc intérêt à oser. Dans le cas des vedettes hollywoodiennes, on frisa souvent
la catastrophe...

Je pense à Jennifer Lopez qui se rend au gala déguisée en sapin de Noël pas de boules
ou Pamela Anderson qui a tellement une fixation sur ses glandes mammaires, qu'elle offre
des implants à son fils pour son anniversaire. Un petit gars, qu'elle a baptisé: Dylan
Jagger Bruce Lee Godzilla Anderson. On le voit d'ailleurs ici, sur la photo de
droite.
En passant, avez-vous remarqué les horribles
prénoms des enfants de stars ? Par exemple, la petite fille de Madonna, baptisée Lourde.
En espérant qu'elle ne devienne pas trop grosse en vieillissant.
- Pourquoi pas "Gourde" ?
Mais revenons au
cinéma, le années 90
sont celles de la femme libre, fonceuse et déterminée. Le meilleur exemple, Demi Moore
devient l'actrice la mieux payée de l'histoire du cinéma. Malheureusement,
ce n'est pas
encore le Pérou. C'est très loin des cachets faramineux alloués aux acteurs masculins
et en plus, elle est payée pour jouer le soldat qui se fait violer par son supérieur ou
pour interpréter la danseuse nue. Moralité : plus ça change, plus c'est pareille !