MYD Spécial Sexe  Mai 2000  Vol4 No1

Fantasme féminin

FÉMININ PLURIEL

LA FEMME DURANT LES DERNIÈRES DÉCENNIES AU CINÉMA AMÉRICAIN

Je vous présente dans notre section Étrange les différents stéréotypes féminins dans les films américains, mais j'ai négligé de vous dire que ces stéréotypes évoluaient au fil des ans.


Les années 50
LA MÈRE ET LA PLANTUREUSE

Commençons par les années 50. L'époque où tout étaient sains et naturels. Les légumes étaient frais, les maris n'étaient jamais à la maison et le sexe était quelque chose de simple : un trou dans la robe de chambre; et hop !

Les années 50, c'était la décennie de la reine du foyer. Les femmes se faisaient un devoir d'être des bonnes épouses, fidèles et soumises. Ainsi elles faisaient en sorte de ne pas attirer le regard des autres hommes. Elles ne se maquillaient pas, portaient des bigoudis et se faisaient régulièrement des masques à l'argile. (Les occidentales ne connaissaient pas le tchador.)

Paradoxalement, au cinéma, c'était l'ère de la beauté plantureuse aux seins en forme d'obus et à la démarche chaloupée. C'est que le cinéma Américain était conçu afin de plaire aux hommes, chose plutôt normal, puisque les femmes étaient sensées demeurer à la maison pour s'occuper de la marmaille.

 




Typique aux années 50 :

La beauté fatale

 





S
cénario de la mère au foyer

Après avoir passée les années 40 à travailler à l'usine de munition, à gagner son indépendance et son 2 dollars par semaine, notre héroïne est obligée de retourner à ses chaudrons depuis que son maris est de retour au pays. Ce dernier, pour gagner le temps perdu, l'engrosse. Et puis, pour ne pas perdre son entraînement d'officier, il la bat à l'occasion. Heureusement, ce dernier passe le plus clair de son temps à la taverne.





S
cénario de la plantureuse

Après avoir passée les années 40 en tant qu'espionne, notre belle héroïne est recrutée par la mafia locale afin de passer aux frontières des bouteilles de cognac dissimulées entre ses deux énormes seins. Durant une mission, elle tombe malencontreusement sur un détective privé, amateur de femme à trois seins. Ce dernier découvre la supercherie, lui chipe ses bouteilles de cognac et s'enfuit vers un endroit où les femmes n'ont pas leur place. Soit quelque part ailleurs qu'à la maison, à l'hôpital et à l'église.

 


Les années 60
LA RÉVOLUTION SEXUELLE

Postiches de poil
L'ère de la mini jupe et des postiches en cheveux synthétiques qu'on se fixait sur la tête. Durant les années 60 les femmes purent enfin se faire belles et courtiser les hommes. C'est ainsi qu'elles découvrirent l'orgasme, le point G et les crèmes anti-ride. Terminé l'époque de la femme-esclave qui jubile en recevant des produits ménagers en guise de cadeau de Noël. Depuis la libération de la femme, madame peut s'offrir son propre savon à vaisselle !

Au cinéma c'est l'époque de la femme-enfant à la libido gonflée comme la bosse dans le jeans de Johnny Halliday. Brigitte Bardot est à son apogée. La preuve, elle déambule sur les plages de St-Tropez, nichons au vent, sans attirer le moindre goéland. De plus, elle ne milite pas encore contre la fourrure vu qu'elle passe ses journées à poil.

Les années 60, c'est également l'ère de Barbarella et de Marie Poppins, deux antithèses. La première héroïne découvre sa sexualité par le biais d'un jeune éphèbe ailé, la seconde représente la vieille fille mal baisée qui préfère voler de ses propres ailes. Hélas cette dernière termine sa vie à s'occuper d'enfants qui ne lui appartiennent pas.

Moralité : La libération de la femme passe par la liberté sexuelle et non par le désir d'indépendance. Bref, c'est encore les hommes qui font les films...


4 Scénarios typiques des films de Brigitte Bardot

1: « Une nunuche pas trop vive d'esprit découvre que la plupart des hommes de son entourage ont des tendances pédophiles. Ce qui tombe vachement bien, puisqu'elle est encore qu'une adolescente et qu'elle a foutrement envie de baiser. »

2: « Une nunuche pas trop vive d'esprit découvre que la plupart des hommes de son entourage se lavent. Ce qui tombe bien, puisqu'elle adore prendre des bains emplis de mousse et qu'elle a foutrement envie de baiser. »

3: « Une nunuche pas trop vive d'esprit est invitée à prendre un café entre amis. Ce qui tombe bien, elle a foutrement envie de baiser. »

4: « Foutrement envie de baiser. »



Les années 70

LA BEAUTÉ AU NATUREL

Cher, du temps où elle ressemblait à Céline Dion


Durant les années 70 la femme cessait de se vêtir et de se maquiller dans le but de plaîre aux hommes. De toutes façons, il était devenu impossible de différentier le sexe d'une personne, tant le poil était devenu à la mode. Ainsi, tant qu'à ne plus savoir à qui on cause, aussi bien arrêter de flirter. Et tant qu'à arrêter de flirter, aussi bien devenir laide. La preuve : même Cher, plus tard maniaque de la chirurgie plastique, semblait à l'époque épanouie et fière de ressembler à Céline Dion.

Abdomen canin
Au cinéma
, grâce à l'influence du mannequin Twiggy, les scénaristes réalisèrent enfin que les femmes pouvaient interpréter autre chose que des rôles de nunuches voluptueuses qui ont foutrement envie de baiser. En effet, ils conçoivent le personnage de la nunuche raide maigre qui a foutrement envie de baiser. C'est la descente en enfer pour Brigitte Bardot qui ne peut se résoudre à jouer une raide maigre. Elle sera remplacée par Bo Derek, qui interprétera le fantasme ultime dans "10", soit celui de la femme-objet avec un physique de Lévrier.

 

Blooper !
UN BO BLOOPER

LES STARS DE L'ÉPOQUE

N'importe qu'elles actrices avec des tresses et une jupe paysanne.

N'importe qu'elles laidronnes mariées à Woddy Allen ou sur le point de le faire.

N'importe qu'elles adolescentes pouvant s'époumoner dans un film d'horreur.

N'importe qu'elles dépravées du Studio 54.

N'importe qu'elles actrices ultra maquillées qui supportait de jouer avec John Travolta.

 

 



Les années 80
TOMBER DANS LE MAQUILLAGE

C'est durant les années 80 que les femmes ont envahi le marché du travail et devancé les hommes dans bien des domaines. Toutefois il était nullement question de déléguer la moindre responsabilité à la maison, c'était la decennie de la Wonder-woman, la femme dopée aux suppléments vitaminiques. Heureusement, pour les plus brillantes, les années 80 furent plutôt l'ère de la femme divorcée qui ne torche plus son mari.

Ainsi, les hommes les plus futés comprirent que ces dames désiraient maintenant un mec qui pourrait les seconder dans les travaux ménagers. Ce fut la naissance de l'homme rose, le summum de l'hypocrisie masculine. En sommes, monsieur se résignait à faire un peu de vaisselle, s'efforçait de se souvenir des anniversaires de ses enfants et surtout se faisait un devoir de rappeler à toutes les femmes de son entourage qu'il est un homme rose. Ainsi, dès que le principe semblait accepté par la majorité d'entre elles, il perdait aussitôt ses bonnes habitudes. Il s'en retournait écouter le sport à la télé, bien vissé dans son fauteuil, à se curer le nez durant les pauses commerciales. D'ailleurs, tant qu'il se curait le nez, elles ne pouvaient pas dire qu'il ne participait plus au ménage.

Du point de vue de la mode, c'est l'époque du New-Wave. Les femmes portaient alors du maquillage aux teintes fluos. Elles s'étendaient le fard à paupières jusqu'au milieu du front. C'était la même chose pour le fard à joues.

Et c'est sans compter les produits pour les cheveux : le fixatif qui puait, le gel qui plastifiait le cuir chevelu et la mousse colorante qui donnait des pellicules colorées. Le crêpage, le gaufrage, le défrisage, le frisage. Le cheveux se portait sec et cassant.


Au cinéma : Si la femme des années 80 est résoluement indépendante, au cinéma c'est souvent le contraire. Du moins, c'est le principe de la femme-victime. Si une actrice désirait remporter un oscar, elle devait opter pour l'un des rôles suivant : la femme qui se fait violer, la femme qui perd ses enfants dans un pays musulman, la femme cancéreuse, la femme qui se fait harcelée par un maris psychopathe, la femme qui ramasse du coton en Louisiane ou la fille d'un mineur. Voir: Judie Foster, Sally Field, Shirley Mclaine, Julia Roberts, Margaret Avery et Sissi Spacek.




Les années 90

LA SAGE ET L'INCONSÉQUENTE

Les années 90 furent celles des excès en tout genre. La femme qui désirait être "tendance" avait donc intérêt à oser. Dans le cas des vedettes hollywoodiennes, on frisa souvent la catastrophe...
Enfant perturbé
Je pense à Jennifer Lopez qui se rend au gala déguisée en sapin de Noël pas de boules ou Pamela Anderson qui a tellement une fixation sur ses glandes mammaires, qu'elle offre des implants à son fils pour son anniversaire. Un petit gars, qu'elle a baptisé: Dylan Jagger Bruce Lee Godzilla Anderson. On le voit d'ailleurs ici, sur la photo de droite.

En passant, avez-vous remarqué les horribles prénoms des enfants de stars ? Par exemple, la petite fille de Madonna, baptisée Lourde. En espérant qu'elle ne devienne pas trop grosse en vieillissant.

- Pourquoi pas "Gourde" ?

Mais revenons
au cinéma, le années 90 sont celles de la femme libre, fonceuse et déterminée. Le meilleur exemple, Demi Moore devient l'actrice la mieux payée de l'histoire du cinéma. Malheureusement, ce n'est pas encore le Pérou. C'est très loin des cachets faramineux alloués aux acteurs masculins et en plus, elle est payée pour jouer le soldat qui se fait violer par son supérieur ou pour interpréter la danseuse nue. Moralité : plus ça change, plus c'est pareille !


Robe agrémentés d'une boucle pour pubis

10 améliorations pour la condition de la femme depuis la décennie 90

-  La fin du hockey à Radio-Canada
-  Les bustiers qui amplifient la poitrine
-  L'engouement pour le fessier de Jennifer Lopez
Les pantalons qui font de belles fesses
-  L'invention du condom pour femme
-  Johnny Deep
-  Martha Stuart™
-  Les hommes-objets
-  La séparation des Spice-Girls
-  Le contour bikini

Yanick D. Y2K

 

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