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LA MATRICE

En principe, un
ordinateur d'une telle puissance n'existe pas encore, mais ça ne veut pas dire qu'il est impossible
d'en simuler un. Logiquement il suffisait de relier ensemble plusieurs ordinateurs
standards afin de concevoir un «monstre». Mais encore là, avant que je
puisse croire en l'existence d'un projet d'écoute électronique à grande échelle, il me fallait un peu
plus qu'un simple nom, Echelon, qu'une banale rumeur sur Internet.
Lorsque les services secrets Français se plaignirent de l'existence du Projet
Echelon,
j'ai conservé mes soupçons. Malgré cette étude de la Commission Europoéenne qui
affirmait que «Toutes les communications électroniques, téléphoniques et par fax
en Europe sont quotidiennement interceptées par la NSA des Etats-Unis...» Il était primordiale que je
vois la machine, que je sache où se terrait le monstre.
PISTER LE MONSTRE

Après avoir effectué une longue recherche afin de dénicher la bouche des enfers
technologiques, j'ai semble-t-il déniché le monstre en parcourant divers communiqués de
presse. Entre autre, d'après l'American Justice Federation, un super réseau
d'ordinateurs pourrait décrypter l'ensemble des échanges téléphoniques et
électroniques à la recherche de certains mots clés. Lorsque l'un de ces mots
serait détecté par le système, l'échange serait enregistré et vérifié par les
services secrets. Le nom de ce système : Echelon.
Orientés à l'origine
vers l'écoute des communications radios des armées communistes, le projet Echelon aurait
subitement changé d'objectif au démentèlement du mur de Berlin, l'ennemi
communiste ayant disparu. Ainsi ce réseau d'espionnage viserait désormais les cibles
non-militaires : lobbies, gouvernements, organisations, entreprises, associations,
particuliers. Par exemple, le réseau Echelon aurait été mis à contribution lors des
négociation du GATT sur le commerce mondial, mais les centres d'intérêt concerneraient
également des organisations comme Amnesty International ou Greenpeace. Les sujets dignes
d'intérêt pour ce réseau espion seraient définis par les 5 pays qui participent à son
fonctionnement sur la base du pacte UKUSA.
Amiral Pierre
Lacoste, ancien patron des services secrets Français :
«La conquête des marchés mondiaux est désormais
la nouvelle frontière pour les Américains»
UNE JOURNÉE
ANTI-ÉCHELON

Convaincus de l'existence d'Echelon, les membres de l'obscur organisation «American
Justice Federation» voulurent faire du 21 octobre la journée internationale
anti-Echelon. Le 21 octobre 1999, il proposaient même la fameuse liste de mots clés à
insérer dans une communication afin d'être repéré par le fameux système.
«
Allo
Bush, j'appelle de Waco dans une Ckerokee piégé par Linda Thompson. »
Le but de l'opération était de
tous se faire repérer par le méchant système dans le but de faire exploser Echelon
en lui occasionnant une indigestion d'information. Une méthode qui en dévoile beaucoup
sur le sérieux de ce regroupement. Attention, je vous dévoile
maintenant la liste des mots clés. Je m'expose dès lors à de terribles représailles de
la part des services secrets !!!
«
FBI CIA NSA IRS ATF-BATF DoD Waco Ruby Ridge OKC Oklahoma City Militia Gun Handgun MILGOV
Assault Rifle Terrorism Bomb Drug Horiuchi Koresh Davidian Kahl Posse Comitatus Randy
Weaver Vickie Weaver Special Forces Linda Thompson Special Operations Group SOG
SOF Delta Force Constitution Bill Of Rights Whitewater POM Park On Meter Arkanside Iran
Contras Oliver North Vince Foster Promis MOSSAD NASA MI5 ONI CID AK47 M16 C4 Malcom X
Revolution Cherokee Hillary Bill Clinton Gore George Bush Wackenhut Terrorist Task Force
160 Special OPS 12TH Group 5TH Group SF »
Dans le même ordre d'idée, en
vue de se défendre contre un système improbable, L'American Civil
Liberties Union (ACLU) a lancé
Echelon-Watch, un site
destiné à informer le public et à mettre de la pression sur le gouvernement afin qu'il
joue franc-jeu. Hélas, les Américains n'ont pas pensé créer Election-Watch ou
Georges-W-Bush-Watch, ce qui aurait sûrement été plus profitable.
L'ANTRE DE LA BÊTE

En réalité personne n'a jamais confirmé l'existence d'Echelon mais le DSD Australien a récemment admit qu'un
partenariat regroupant les agences de surveillance de cinq pays existait réellement.
Selon Linda Thompson, fondatrice de l'American
Justice Federation : «Les
gens seront choqués d'apprendre qu'un tel réseau n'existe pas uniquement que dans les
films de science-fiction.» La petite dame nous fournit au passage l'emplacement des
5 bases militaires qui composeraient le projet Echelon.
L'HISTORIQUE D'ECHELON

D'après plusieurs sources, ces cinq bases militaires composeraient effectivement une
sorte de partenariat international en vue de surveiller la planète, un projet baptisé
«Echelon», mais de là à affirmer que ce projet puisse réellement permettre
l'interception de tous les messages qui circulent sur la planète, je demeure sceptique.
En fait, même si cette technologie existait réellement, combien d'espion faudrait-il engager
afin d'étudier et d'aiguiller cette masse d'information ?
Quoi qu'il en soit, afin d'étoffer la thèse du complot inter-gouvernemental, certains
«spécialistes» ont présenté la petite histoire d'Echelon. Sans plus attendre, je vous en
fais un court résumé.
1947-1948
Le pacte UKUSA est
renouvelé. Ce pacte conclu pendant la Seconde Guerre mondiale entre
la Grande-Bretagne et les Etats-Unis,organise la collaboration des services de
renseignement des deux pays dans le domaine de l'espionnage des
communications. Le
Canada, l'Australie et la Nouvelle-Zélande se joignent à ce pacte.
Cible principale : Les méchants pays communistes.
1952
Aux
États-Unis
création de la NSA par une directive du président Truman. La NSA est chargée, au sein
des services de renseignement, des opérations SIGINT (signal intelligence), c'est à dire
la surveillance des liaisons radios, des émissions radar, des télécommunications, et de
la conception des systèmes de codage et de cryptage destinés à assurer la
confidentialité des communications du gouvernement, des diplomates, des militaires et des
hommes en noir.
1966
La NSA prend le
contrôle de la base de Menwith Hill (nord de l'Angleterre) qui était
alors dirigée
par l'armée américaine. Elle deviendra la plus grande station d'interception du monde.

VISION
ROMANTIQUE DE MENWITH HILL APRÈS LA PLUIE
1974
Complètement
indifférent à la situation, Claude François chante «Le téléphone pleure»
1985-1987
Le journaliste
Britannique Duncan Campbell révèle l'existence du projet F415. Un projet qui aurait
comme objectif de créer un réseau mondial de surveillance des télécommunications. Il
est question de relier entre elles, grâce à de puissants ordinateurs, les différentes
bases d'interception des pays du pacte UKUSA.
1989
La chute du mur
de Berlin entraîne la redéfinition des priorités stratégiques des
Etats-Unis. La
conquête des marchés mondiaux est désormais l'objectif majeur.
1996
Le
Néo-Zélandais Nicky Hager met en évidence l'existence et le fonctionnement du plus
grand réseau d'espionnage des communications jamais conçu. Il dévoile ce réseau
baptisé "Echelon" dans un livre intitulé "Secret power". Le livre se
vend dans toutes les bonnes gares de métro en format poche.
1998
Une étude commandée par le Parlement européen
souligne les dangers que fait peser l'activité de ce réseau sur les entreprises de
l'Union européenne. On évoque l'utilisation d'Echelon par les Américains lors des
négociations de la compagnie AirBus.
1999
Le
Néo-Zélandais Nicky Hager clame que, suite à la parution de son livre, il subit des
pressions de la part du Canada. Le pays tenterait de le faire accuser injustement pour
meurtre au premier degré. C'est ce genre d'affirmation qui vous donne de la
crédibilité.
Yanick
D. Y2K
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