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PRÉSENTATION DE L'ARTISTE
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Yanick
Desrosiers est né au Québec en 1970. Il commence à dessiner
à 4 ans. En raison de son intérêt pour l'art, son primaire se
déroule dans une école alternative dont la pédagogie,
inspirée de Montessori
et Frenet,
prône le libre arbitre et, la créativité.
Durant son enfance,
il créé des aquarelles et des collages en s'inspirant des légendes du Québec et des thèmes propres aux croyances paranormales.
À l'université, il touche à
l'architecture, à l'histoire de l'art et au design environnemental.
Il complète ensuite un baccalauréat en communications
graphiques, puis il acquiert un diplôme en création de
réseaux informatiques. À
la même époque, il est membre d'une ligue d'improvisation en
art visuel qui organise des tournois au Métropolis de
Montréal. Il participe aussi à des fanzines de B.D. underground, il s'initie à
l'infographie et à la photographie dite urbex(1).

À la fin de ses études, il est courtisé
par le milieu de la publicité, mais rebuté par l'académisme du milieu, il s'improvise webmestre. Il explore la création en ligne et s'intéresse à la Culture
libre(2).
En 1996, il rencontre le Français René
Le Marec qui dirige l'un des premier projet de réseau
participatif sur Internet. L'expérience consiste à regrouper des
internautes vers un bureau virtuel afin qu'ils produisent un
hebdomadaire en ligne et un mensuelle papier distribué dans
toute la francophonie. Il contribue à titre d'illustrateur, chroniqueur ou rédacteur en chef. Dans
ces chroniques, l'artiste s'intéresse aux possibilités du
télétravail, aux phénomènes des rumeurs en lignes, à l'Antipub
et au mouvement
Art libre(3). Durant cette même
période, il organise quelques expositions undergrounds sous
forme d'avatar dans un environnement virtuel 3D.
Dans l'esprit du Libre, il conçoit son propre mensuel
gratuit, baptisé « M.Y.D.
» (4), qui gagne rapidement en popularité. Le
magazine traite principalement des croyances populaires qui se
véhiculent sur la Toile: rumeurs, légendes urbaines,
superstitions, désinformations, buzz marketing, etc.
Dans
la même veine, l’artiste participe à la série télévisée Légendes
urbaines I et II sur les ondes de Canal D.
Il tient également une chronique sur le portail de cette chaîne
de télévision. Depuis
2004, Yanick D. se consacre à la peinture. |
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«
L'arbre aux oiseaux » Une aquarelle réalisée à
l'âge de 4 ans.
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«
Autoportrait animé » 1997. Fichier informatique
composé de trois photos réalisées en studio.
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La
série « Légendes Urbaines II »
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LA DÉMARCHE PICTURALE
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L’œuvre
picturale de Yanick Desrosiers est animée par une réflexion sur la
frénésie, le matérialisme et l’individualisme qui caractérise notre
société.
L’artiste s’intéresse particulièrement à la perception
que nous avons de nous-mêmes, du monde qui nous entoure et du
choc des rencontres humaines alors que chacun possède sa
propre
sensibilité et ses propres certitudes.

Yanick peint
des allégories. À la façon des symbolistes, il dispose sur la toile des signes et des symboles afin de représenter
les structures psychiques, les pensées, les émotions et
les sensations des personnages qu’il met en scène.
Les
oeuvres sont composées d'une superposition d'aplats
colorés qui empruntent à la technique des calques (layers) des logiciels de graphisme.
L'artiste s’inspire
aussi
de son environnement urbain, bigarré, où se
croisent diverses cultures et différentes époques, où
s’entremêlent profane, sacré, richesse et délabrement.
Durant le processus de création, l’artiste trace au verso
du
canevas des mots-clés associés à la thématique (voir
l'oeuvre ci-contre), au même
titre que les métadonnées qui sont dissimulées dans le code HTML des sites Internet.
Chaque oeuvre
possède
donc une plastique vouée aux regards, aux interprétations,
mais sa nature profonde demeure inscrite au verso. |
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Le contraste de la ligne bleu sur fond rouge produit un effet
visuel qui donne l'impression que le nez
vibre. C'est un
signe que le personnage pressent un danger.
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PASSER
LA SOURIS SUR L'IMAGE
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(1)
Urbex : Exploration urbaine. Cette activité consiste à visiter des lieux abandonnés, interdits, ou tout du moins
difficile d'accès, afin d'en prendre des photographies.

(2)
Culture Libre : Courant de pensée défendant la libre circulation de la culture.
Le mouvement comprend le repiquage d'oeuvres musicales et visuelles, l'autopublication, l'autopromotion, l'art libre, etc.

(3)
Art libre : Élément central de la culture underground. L’art
libre prône une expression créatrice libérée des contraintes commerciales, le droit à la parodie, la libre circulation de la culture, le détournement publicitaire et le repiquage, soit la
possibilité d'employer librement une oeuvre
sous-liscence afin de créer une oeuvre originale. Le phénomène inclut les
fanzines, l'art distribué par Internet, les interventions
urbaines, l'échantillonage musical, les logiciels à codes
ouverts (Open source), la Licence publique générale GNU, le
copyleft, le mouvement DIY (Do it yourself), etc.
(4)
« M.Y.D. » : Mensuel électronique conçu de 1997 à 2004 qui s’intéressait
principalement aux croyances populaires véhiculées sur Internet.
Bien avant la vogue des blogues actuel, l’auteur
entretient un journal personnel, une autofiction, qui met en
scène un double maléfique, surnommé « Mysterious Yanick D. »
Tous droits réservés Yanick Desrosiers.
2009
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