|
PRÉSENTATION DE YANICK D.
Yanick
Desrosiers a étudié en architecture, en histoire de l'art et en
design de l’environnement. Il a complété ensuite un
baccalauréat en communications graphiques et un diplôme en
gestion de réseaux
informatiques. Durant ses études, il participe à des
performances de peinture improvisée
devant public au Métropolis de Montréal. Il se consacre
également au dessin à l'encre, à la bande-dessinée underground,
à la photographie, à l'urbex(1),
au collage, à la rédaction de nouvelles, à la création de site
Internet.
En
1996, en compagnie de René Lemarec, le fondateur de l'un des
premiers système de réseautage social sur Internet,
levillage.org, il s’intéresse à la création en ligne et au
mouvement « Art libre »(2).
Dans l' esprit du « Libre », il conçoit une oeuvre
électronique, un bimensuel gratuit baptisé « M.Y.D. »(3),
dans lequel il combine ses nombreux champs d’intérêt. Ce
magazine électronique fut rapidement populaire dans la jeune
Toile francophone. Il traitait principalement des croyances
populaires véhiculées sur la Toile (rumeurs, légendes urbaines,
préjugées, superstitions, désinformations, buzz marketing,
etc.) Dans
la même veine, l’artiste participa à la série télévisée «Légendes
urbaines» sur les ondes de Canal D et il tenu une chronique
sur le portail de la chaîne de télévision. Depuis 2004, l’artiste
se consacre
activement à la peinture.
PRÉSENTATION DE LA DÉMARCHE DE L'ARTISTE
L’œuvre
de Yanick Desrosiers est animée par une réflexion sur la
frénésie et l’individualisme
qui caractérise notre société. Elle s’inspire
de son environnement urbain, bigarré, où se
croisent diverses cultures et différentes époques, où
s’entremêlent profane, sacré, richesse et délabrement. Adhérant
au symbolisme, il superpose sur la
toile, de façon métaphorique et allégorique, des signes et des
symboles, afin de représenter les
structures psychiques du monde
des émotions et de la pensée. Ainsi, chacune de ses oeuvres
possède
une apparence physique, vouée aux interprétations et aux
jugements, et une nature plus profonde, inscrite secrètement aux
versos.
(1)
Urbex : Exploration urbaine.
(2)
Art libre : Élément central de la culture underground. L’art
libre prône la libre circulation de la
culture, l’autopublication et l’autogestion des artistes. En
réaction à la culture marchande qui transforme l’art en simple
produit de divertissement, l’oeuvre libre est distribuée
gratuitement, sans contraintes commerciales et en marge des
réseaux de diffusion habituels. Le phénomène inclut les
fanzines, l'art distribué par Internet, les interventions
urbaines, les détournements publicitaires, les logiciels à codes
ouverts (Open source), la Licence publique générale GNU, le
copyleft, le mouvement DIY (Do it yourself), etc.
(3)
« M.Y.D. » : Magazine électronique « Mysterious Yanick
D » conçu mensuellement de 1997 à 2004. Il s’intéressait
principalement aux croyances populaires véhiculées sur Internet.
Considéré comme l’un des précurseurs des blogues, l’auteur
entretenait un journal personnel, une autofiction, qui mettait en
scène un double maléfique, surnommé « Mysterious Yanick D. »
|