La
légende :

En 1978, la Maison-Blanche aurait préparé un plan diabolique afin de s'approprier l'eau douce
du bassin de la Baie-James et l'acheminer, via un grand canal, vers le Midwest
américain.
Pour arriver à leur fin, ils auraient prévu annexer le Canada.
Nom de code :
Continental
Union Project

1 - Réaliser
l'Accord de libre-échange commercial.

2 - Harmoniser les politiques sociales
du Canada et des É.-U.

3 -
Favoriser l'indépendance du Québec afin de provoquer une crise
financière au Canada.

4 -
Réaliser une grande union nord-américaine.

5 -
Faire main basse sur l'eau douce et laisser les Canadiens mourir de soif.
Dans cette mauvaise fiction fédéraliste, la province de Québec
devient rapidement une république socialisante, déchiquetée par
une guerre
civile opposant les anglophones et les francophones. Depuis sa création
en 1998, cette légende continua de se développer sur Internet. Il s'y
est ajouté la franc-maçonnerie et leur supposé " gouvernement
mondial " tapi dans l'ombre.
Les faits
véritables

Si cette histoire d'annexion du Canada est une fabulation de Jeff
Koftinoff, le projet d'un canal qui relierait la Baie-James aux É.-U. a
sérieusement été étudié en 1960. Le ministre québécois Robert Bourassa y
faisait référence dans son livre, L'énergie du Nord, sous le nom de
« Grand
Canal Project. »
Le projet consistait à harnacher la Baie-James afin d'y déverser le trop-plein d'eau
douce des réservoirs hydroélectriques du complexe de La Grande. On aurait ensuite
acheminé l'eau, une fois filtrée, par un canal creusé à même le Bouclier canadien. On
aurait distribué l'eau aux Américains via le Mississippi et cela afin que les
É.-U. puissent continuer à faire pousser des terrains de golf dans le
désert du Nevada.
— La décennie 70. Si modérées, si réalistes!
Et l'institut Allen Memorial dans tout cela?

Il faut remonter à
l'étonnante infraction commise par André Dallaire au 24 Sussex Drive, le domaine
présidentiel canadien. Jeff Koftinoff pense que le malfaiteur était en réalité un
espion reprogrammé par la CIA. Un espion très fâché de la défaite du
« Oui » au référendum de 1995.
— Amateurs d'intrigues et de conspirations...