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UN COURS ACCÉLÉRÉ
D'HISTOIRE

D'abord,
ce fut l'Église qui dirigea nos pensées, puis il y eut les révolutions
qui menèrent au capitalisme, au communisme, à la dictature, peu importe. Partout,
l'économie devint une religion d'État. On spécula sur la valeur
des choses, on y accola un prix. On édicta ensuite les tables de la loi,
celles estimant des gains et mesurant des pertes, puis on rééduqua les
foules aux nouveaux dogmes : vous valez ce que vous dépensez, le bien se
consomme, le mal se vend bien, etc. Au
bout du compte, l'Église perdit de son influence, puis les États
vinrent, eux-mêmes, à capituler au profit des entreprises privées. Depuis, Coca-Cola subventionne des écoles, McDonald aide les enfants
malades et Benneton prêche l'amour fraternel. — alléluia!
Yanick D. - 8
août 1998

Publicités de parfum
détournées par Ad-Buster
JE
ROULE DONC JE SUIS

En occident,
nous croyions qu'un individu sans permis de conduire est un taré. Posséder sa première voiture est un rite de passage.
L'automobile est un objet sacré, c'est un totem. Il exprime notre
position sociale et notre personnalité. Il représente notre accession à la «
vie active ».

Cette obsession de la voiture n'est pas le fruit du hasard, elle fut sciemment
programmée. La preuve en est que tout l'urbanisme moderne fut réalisé à son
intention.

Publicités de tabac
détournées par Ad-Buster
QUI
A INVENTÉ LA SOCIÉTÉ DE CONSOMMATION?

La
société de consommation apparue à la moitié du dix-neuvième
siècle avec l'invention de la voiture et de la chaîne de production par Henry Ford.

L'ère industrielle
bat son plein. On tente de produire le plus possible, mais c'est au
détriment des ouvriers qui ne font que travailler et à des salaires
ridicules. Les produits s'accumulent donc en magasin.

Arrivent les psychosociologues avec la solution :
« Il faut dévier la culture de façon à favoriser la consommation »

Ils proposent l'établissement d'une propagande
constante afin d'aliéner les populations. C'est l'invention de la publicité.
L'idéologie qu'il
faut développer dans l'inconscient des travailleurs : « L'idée que j'ai de
moi- est l'image que je figure que le voisin a de moi. »
Dit simplement : « Je suis ce que j'affiche, je suis ce que je consomme.
»

Depuis, il n'est plus nécessaire d'être un célèbre philosophe ou un homme
politique influant pour mériter le respect. Le produit de consommation
est suffisant. La respectabilité est enfin à la portée de
tous.

Je jouis du regard des
autres
FRIME
ORGANISÉE ET ABSOLUT POURSUITE

Afin de
contrer les effets pernicieux de la publicité, Adbusters, un organisme de Vancouver, ne jure que par
le brouillage
culturel — dévier les publicités de leur concept d'origine afin d'y inclure de
nouveaux messages d'intérêt social. Un bel exemple, leur campagne contre l'alcoolisme en
détournant les affiches publicitaires d'Absolut Vodka.

Septembre 1991. Adbuster présentait ces fausses publicités dans leur magazine.
Six mois plus tard, Absolut Vodka intentait des poursuites en demandant une rétractation
et la disparition des magazines. Après une longue saga
judiciaire, à
faire baver l'auteur Michael Crichton, Absolut Vodka abandonna les poursuites.
Yanick D. 1998.

Visitez
Le site d'Adbusters

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