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B A R B I E E T L ' E N F A N T C O N S O M M A T
E U R
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Les premières
publicités dédiées strictement aux jeunes datent de la fin des années cinquante. C'est
aussi à cette époque que la poupée Barbie,
l'icône de la consommatrice épanouie,
fit
son apparition dans les grands magasins.
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LA NOUVELLE
BARBIE™ PUBLICISTE
Ruth Handler, la créatrice de Barbie, a l'idée d'une poupée adulte
lors d'un
voyage en Allemagne. Chez un brocanteur, elle tombe par hasard sur une petite poupée aux
formes généreuses, la figurine d'une héroïne de bande dessinée pour adulte,
Lili.

La conceptrice de Barbie retourne aux États-Unis avec une idée en tête :
concevoir une poupée affublée de seins volumineux, une poupée qui permettra aux jeunes filles d'apprivoiser leur future poitrine.
Le message
ne passe pas et les parents s'insurgent contre la poupée, mais Barbie n'est pas
sotte :
« si les parents ne veulent pas de moi, se dit-elle, je parlerai directement aux enfants par le biais de la télévision.
» La célèbre
poupée se présente donc au petit écran et interprète son premier
rôle en carrière : « Barbie,
adolescente top modèle », qui est loin d'être une « Barbie,
adolescente modèle. »

La publicité est une réussite sans précédent et Barbie devient l'idéal de
toutes les petites Américaines qui rêvent de posséder de gros seins
et d'épouser Ken™, l'homme qui sourit tout le temps. Fait cocasse,
Ruth Handler investira des millions afin de participer au développement des premières
prothèses mammaires.

— véridique!
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| Saviez-vous que le prénom véritable de
Barbie est Barbara Millicent et que son nom de famille est Roberts? Barbara Millicent
Roberts. |

DE PARFAITS
PETITS CONSOMMATEURS
Puisque
les spécialistes du marketing pensent que nous avons tendance à
demeurer fidèles toute notre vie aux produits de notre enfance. Les
enfants sont devenus importants dans la mesure où ils sont les
consommateurs de demain. Une directrice du marketing de Coca-Cola a
d’ailleurs affirmé que « viser les jeunes, c’est assurer
l’avenir de la marque. »

Les premières
publicités télévisées destinées aux enfants sont présentées en
1955 dans le cadre de l'émission « Mickey Mouse club. » En 1980, la
province de Québec s'inspire de la Suède et adopte une loi
interdisant la publicité vouée aux enfants de moins de 13 ans.
Depuis, les annonceurs n’ont de cesse de chercher des moyens détournés
pour atteindre les plus jeunes : campagne sur Internet, placement de
produit dans les émissions jeunesse, les films, les vidéo-clips et
les jeux vidéo. Certains producteurs de jouets vont même jusqu’à
produire leurs propres émissions pour enfants. Malgré cela, le PDG
de la compagnie Irwin Toys estime que la législation québécoise
brime sa liberté d’expression commerciale.

Selon l’émission Enjeux,
les enfants du Canada dépensent en moyenne près de 3 milliards de
dollars en argent de poche et ils provoquent des achats totalisant 20
milliards de dollars en exerçant des pressions sur leurs parents.
En 2006, un enfant
voyait jusqu'à 390 heures de publicités télévisées par année,
quelque 20 000 messages publicitaires au Québec contre 45 000 aux É.-U.
Selon Luc Dupont, auteur de plusieurs livres sur le monde de la
publicité, la majorité de ces messages proposent de la malbouffe.
Publicité
pour enfants, Office de la protection du consommateur
Émission
Enjeux, Sylvie Fournier, Société Radio-Canada
Yanick
D. août 98

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